Parafoudres
Les parafoudres servent à limiter les effets des surtensions transitoires qui peuvent endommager les équipements électriques et électroniques. Ils trouvent leur place dans les installations résidentielles, tertiaires ou industrielles, en protection principale comme en complément d’autres dispositifs de protection. Selon le besoin, ils peuvent intervenir sur des réseaux alternatifs ou continus, avec des formats modulaires, enfichables ou à cartouche de remplacement.
Le choix dépend d’abord du type de réseau à protéger, du niveau de tension, du schéma de raccordement et du niveau de protection recherché. Il faut aussi tenir compte du pouvoir d’écoulement, du nombre de pôles, de la présence d’un contact de report de signalisation, ainsi que de la coordination avec les protections en amont et en aval. Sur certaines installations, un dispositif combiné ou une protection en plusieurs étages peut être plus adaptée pour mieux répartir l’énergie des surtensions.
Ces dispositifs sont couramment utilisés dans les tableaux électriques, les armoires de distribution, les installations photovoltaïques, les systèmes de communication ou les circuits alimentant des équipements sensibles. Pour garantir une protection efficace, le montage doit être réalisé dans le respect des prescriptions du fabricant et par une personne qualifiée. Un contrôle régulier de l’état du dispositif et de ses indicateurs de fin de vie permet de maintenir un niveau de protection fiable dans le temps.
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Comment choisir entre un parafoudre type 1, type 2 ou type 3 ?
Type 1 si l’installation est exposée à des courants de foudre importants, notamment avec paratonnerre. Type 2 pour la protection générale du tableau contre les surtensions transitoires. Type 3 en complément, au plus près d’un équipement sensible, pour affiner la protection.
Faut-il prendre un modèle 1P+N, 3P+N ou tétrapolaire ?
Le choix dépend du schéma du réseau et du nombre de conducteurs à protéger. En monophasé, on vise souvent 1P+N ou 2P. En triphasé, 3P+N ou tétrapolaire est adapté. Le bon format doit suivre l’architecture de l’installation.
Quel niveau de pouvoir de décharge faut-il viser : 10 kA, 20 kA, 40 kA ou plus ?
Plus le site est exposé ou l’installation est critique, plus il faut un pouvoir de décharge élevé. Pour une protection standard de tableau, 20 kA à 40 kA couvre de nombreux besoins. En présence de contraintes fortes, mieux vaut un modèle combiné ou à capacité supérieure.
Vaut-il mieux un parafoudre modulaire, enfichable ou à cartouche de remplacement ?
Le modulaire est courant en tableau électrique. L’enfichable facilite la maintenance et le remplacement du module actif. La cartouche de remplacement est pratique si vous voulez conserver la base installée et ne changer que l’élément usé.
Quelle différence entre une protection simple et un modèle combiné ?
Un modèle combiné associe plusieurs niveaux de protection dans un même appareil, ce qui simplifie l’installation et peut mieux répartir l’énergie des surtensions. C’est utile quand on veut protéger une installation avec un seul équipement plus complet.
À quoi sert la signalisation optique ou le contact de report ?
La signalisation optique indique visuellement l’état du dispositif. Le contact de report permet de remonter l’information vers une alarme ou une supervision. C’est très utile pour les tableaux techniques, les sites tertiaires ou les installations difficiles d’accès.
Dans quels cas faut-il prévoir un parafoudre en tête d’installation ?
Il est particulièrement pertinent si le bâtiment est exposé à la foudre, dispose d’un paratonnerre, reçoit une alimentation aérienne ou alimente des équipements sensibles. Dans ces cas, la protection au tableau principal devient prioritaire.
Peut-on protéger aussi les équipements en courant continu ?
Oui, il existe des solutions pour les circuits DC, notamment pour les installations photovoltaïques ou certains équipements techniques. Il faut choisir un modèle prévu pour la tension et le côté du circuit à protéger.
Comment savoir si le parafoudre est encore efficace ?
Il faut contrôler régulièrement l’indicateur d’état. S’il signale une fin de vie ou une défaillance, le dispositif doit être remplacé ou sa partie remplaçable changée selon sa conception.
L’installation doit-elle être réalisée par un professionnel ?
Oui, le montage doit respecter les prescriptions du fabricant et être réalisé par une personne qualifiée. Le raccordement, la coordination avec les protections amont et la mise à la terre sont essentiels pour garantir l’efficacité.